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fatigueExemple de démarche thérapeutique

Le burnout de Louis

Louis est psycho-éducateur dans une école secondaire. Il a 30 ans et en est déjà à son deuxième burn-out. Il est de retour au travail depuis 4 mois et il sent bien que le troisième est à venir... il est découragé et ne sait plus quoi faire pour s'en sortir!
C'est à ce moment qu'il vient me consulter.



1ère étape : chercher ensemble le chemin qu'il prend pour aboutir au burn-out à tout coup.
  • Un non-respect de ses limites ?
  • Un travail qui ne répond pas à ses aspirations ?
  • Une difficulté d'affirmation dans sa relation avec ses collègues ?
  •  ...?

Il est important de noter qu'il n'y a pas de cause unique qui s'applique à toute personne vivant un burn-out. Pour chacune, il s'agit d'une cause ou d'un ensemble de causes particulières. Il s'agit donc premièrement d'identifier la difficulté qui cause le problème.

Pour identifier cette difficulté, nous ferons une "enquête". Les indices qui nous aideront seront principalement les émotions que vit Louis au travail :

  • lorsqu'il est seul dans son bureau,
  • avec ses collègues,
  • avec sa patronne,
  • le matin en route vers le bureau,
  • le soir en retournant à la maison,
  • etc.

Louis réalise qu'il vit des émotions particulièrement intenses et désagréables avec ses collègues et sa patronne. Là où il se sent mieux, il dirait même "particulièrement motivé", c'est seul dans son bureau. Les matins où il devra travailler seul, il n'y a pas de problème. Par contre, les matins où il devra travailler en équipe... l'angoisse est au rendez-vous et parfois même la nausée!

Après quelques semaines d'"enquête", Louis réalise que c'est lorsqu'il se retrouve dans une situation bien particulière qu'il se sent aussi mal : lorsqu'il est contraint à participer à une intervention avec laquelle il n'est pas d'accord. En effet, dans le service où il travaille, les plans d'intervention sont définis en équipe. Lors des réunions d'équipe, il arrive souvent que Louis soit en désaccord avec les décisions prises par l'équipe mais... il n'en dit rien. Il a peur que ses collègues le considèrent incompétent parce qu'il ne partage pas leurs idées; particulièrement lorsque toute l'équipe s'entend sur la meilleure façon d'intervenir.

En réalisant cela, Louis devient très triste... il réalise qu'il n'arrive pas à faire valoir ses idées dans son équipe de travail... il est donc souvent contraint à faire des interventions avec lesquelles il n'est pas d'accord... des interventions où il ne se respecte pas. Il croit même que le burn-out est une façon "déguisée" de mettre fin à cette situation. Le problème, c'est que ce n'est qu'une solution provisoire... ça ne "règle" pas réellement le problème. Un arrêt de travail de 3 mois lui permet tout au plus de se reposer et de décompresser de cette situation très insatisfaisante pour lui. Au retour, s'il continue de se traiter comme il le fait, le prochain burn-out est à prévoir! S'il reprend la même route, c'est évident qu'il se rendra à la même destination : le burn-out!

Une fois la difficulté identifiée, il s'agit de trouver une façon de remédier à cette difficulté.
Il est clair pour Louis qu'il veut apprendre à mieux affirmer ses besoins particuliers devant ses collègues. Il est content d'avoir trouvé la cause de son problème et en même temps, il est un peu découragé devant l'ampleur de la tâche. Somme toute, il en a assez de cette situation et est bien prêt à s'y mettre!
 
 
La phase suivante du travail thérapeutique est l'instrumentation.

C'est le moment d'outiller Louis pour l'aider à atteindre ses objectifs.

Notons que Louis est déjà plus outillé en ce qui a trait à "l'enquête". Lorsqu'il aura d'autres difficultés dans sa vie, il saura que ses émotions sont très précieuses pour mieux identifier ce qui lui fait problème...

Nous nous occuperons premièrement du découragement de Louis devant l'ampleur de la tâche. Cette réaction, comme toutes les réactions émotives, nous informe d'un besoin chez Louis. Si l'on ne s'en occupe pas, il risque bien de remettre à demain (de jour en jour) le travail qui lui permettra de résoudre son problème. Louis découvre que ce découragement l'informe qu'il a très peur de s'affirmer et qu'il veut se risquer doucement. Nous allons donc débuter par graduer les expérimentations qui lui permettront de développer ses habiletés. Louis ne se sent pas prêt du tout à dire qu'il n'est pas d'accord. Nous cherchons donc ensemble un objectif assez gros pour constituer un risque pour lui (sans risque... pas de pas vers l'avant!) mais assez petit pour qu'il soit prêt à risquer. Louis décide de débuter par cet objectif : Ne plus dire qu'il est d'accord lorsqu'il ne l'est pas (sans nécessairement dire qu'il n'est pas d'accord).

Petit à petit, il risque plus! Plus il risque, plus il prend de la solidité. Il questionne les interventions proposées, il exprime ses craintes quant à certaines interventions, et finalement, il est surpris de voir que ses collègues en viennent même à apprécier les points particuliers qu'il soulève! Parfois, ils ne sont pas d'accord avec lui mais Louis a découvert le plaisir que cela procure de se respecter et il tient tout de même à ses idées lorsque cela arrive. Au bout de quelques mois d'expérimentation (en risquant toujours de plus en plus), il ose même refuser certaines interventions avec lesquelles il n'est pas d'accord!

vagueCe travail semble peut-être plus facile qu'il ne l'est en réalité. Il faut dire que Louis en a vécu des émotions ! Il a dû affronter la peur du rejet et l'insécurité. Au début, c'était difficile. À certains moments, il a repris contact avec certaines émotions qu'il avait "refoulées" lors de situations passées où il avait réellement été rejeté à cause de ses idées différentes. Une fois ces émotions vécues, il réalise que le rejet lui fait moins peur. Il croit même qu'il évitait peut-être tout risque de rejet pour ne pas "reconnecter" avec ces émotions!
 
 
Les fruits du travail thérapeutique

Louis est particulièrement fier, cela fait maintenant 4 mois qu'il est en démarche thérapeutique et la fatigue et la déprime qu'il sentait au début de nos rencontres sont disparues. Certains jours elles reviennent faire leur tour mais Louis sait maintenant ce qui se passe lorsque cela arrive... il tente d'identifier ce qui lui fait cet effet et prend les moyens d'y remédier. Avec sa patronne, il réalise que c'est plus difficile qu'avec ses collègues... mais il est outillé pour développer son habileté à affirmer ses désaccords avec elle et il compte bien se pratiquer à chaque occasion.

Le travail thérapeutique que nous avons fait ensemble lui a permis de développer ses habiletés à être à l'écoute de ses réactions émotives, à décoder ses émotions, à dire ses désaccords, à présenter et défendre ses idées, à négocier en s'assurant de ne pas négliger ses besoins importants, à apprivoiser les émotions qui sont reliées à cette affirmation, ...

Louis réalise aussi qu'il est plus heureux au sein de sa famille! Il n'est plus contraint (ou plutôt il ne se contraint plus) à participer à des activités qui ne lui plaisent pas! Quoi que avec sa fille, c'est plus difficile...

 

voieferreeUne des belles récompenses
d'une démarche en Auto-développement,
c'est d'être remis sur le chemin de la croissance
tout en étant plus outillé pour y poursuivre sa route...

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